8 conseils pour recruter et améliorer l’efficacité de son personnel en boutique (Part.1)

Combler les temps morts entre deux clients et augmenter le volume de ventes ne peut se faire sans motivation du salarié. Être à l’écoute, l’accompagner, l’impliquer dans le projet et lui proposer des primes d’objectif… Voici quelques pistes pour améliorer l’efficacité de son personnel.

Pour maintenir une ambiance de travail positive dans ses instituts Guinot, Marlène Kalino organise régulièrement des réunions d’équipe pour faire le point sur ce qui va et ne va pas.

Voilà un commerce où les salariés n’ont pas l’impression d’être au travail. La librairie s’appelle A pleins rêves, elle est spécialisée dans les comic books. Dans cette boutique située juste à côté du château des ducs de Bretagne, à Nantes, il n’y a que des passionnés, et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles ça marche bien. « Ce n’est pas un domaine où l’on arrive complètement par hasard », se dit son co-fondateur Jean-François Buffe. Quand il a recruté son salarié et son apprenti, il les connaissait déjà, c’étaient des clients. L’univers comics c’est leur passion, leur métier c’est la partager. C’est aussi ce qui est demandé aux vendeurs des magasins La grande récré (groupe Ludendo) : « Nos collaborateurs, quand ils viennent chez nous, c’est qu’ils aiment le jouet », assure le directeur adjoint du réseau Mourad Safir.

1) Bien recruter ses salariés

L’intérêt du candidat pour le produit à vendre, voilà un point crucial quand on recrute. Le patron de Basket connection, deux magasins à Angers (Maine-et-Loire) et La Roche-sur-Yon (Vendée) a deux critères principaux : « Il faut en préalable qu’ils soient basketteurs, et ensuite, car cela ne suffit pas, ils doivent être passionnés de basket parce qu’on est vraiment sur une niche et avec le client on parle de basket, de NBA », témoigne Dominique Gazeau.

« On cherche toujours le candidat idéal qui sait tout faire, la logistique, la vente, le site web, les livraisons mais l’envie du futur salarié c’est au moins aussi important que celle du dirigeant », appuie Erwan Mesnage, chargé de l’accompagnement RH des entreprises à la CCI Nantes-Saint-Nazaire.

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Quand elle a embauché ses esthéticiennes, Marlène Kalino, qui gère deux instituts de beauté Guinot dans le Nord, leur a demandé ce qu’elles pouvaient lui apporter et comment elles voyaient leur avenir à cinq ans. « Si la candidate me répond qu’elle projette de s’installer à son compte, je ne prends pas ! » A Marseille, Sophie et Caroline Baron, à la tête de deux magasins de prêt-à-porter de luxe Pom, préfèrent recruter des « profils de la seconde chance », des vendeuses au profil atypique, qui ont travaillé dans d’autres secteurs par le passé, « des gens très tournés vers le relationnel, qui peuvent avoir de la conversation ». Car vendre en physique des vêtements haut de gamme, cela passe par du contact. Franck Hoët, président de la Fédération nationale de l’habillement des Hauts de France (FNH), privilégie, lui, le savoir-faire et l’autonomie, ainsi dans ses quatre magasins de prêt-à-porter haut de gamme, il n’embauche que d’anciennes commerçantes.

Dans leurs magasins de prêt-à-porter haut de gamme, Sophie et Caroline Baron mesurent l’efficacité de leur personnel à leur capacité à échanger avec les clientes.

2) Être pédagogue, accompagner son salarié

Quel que soit le niveau du salarié, « il faut dès son arrivée lui donner les clés pour que cela fonctionne », préconise Erwan Mesnage. Autrement dit, lui montrer les bonnes pratiques : expliquer le stock, le réassort, que la boutique doit être propre et bien rangée etc. « Accompagner un salarié cela demande du temps mais c’est nécessaire, pour que cela avance », met en garde le conseiller de la CCI Nantes-Saint-Nazaire.

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