10 étapes pour créer son commerce

Créer son commerce est une aventure humaine extraordinaire. Du choix de l’emplacement aux dernières finitions, ne laissez rien au hasard. Nous avons recensé dans cet article les 10 étapes clés.

créer son commerce-concept innovant
Dans un environnement hyper concurrentiel comme celui du Retail, créer son commerce nécessite une réflexion approfondie sur votre concept de magasin en amont.

1) Le choix de l’emplacement

Primordial, quel que soit le cahier des charges. Pour bien cibler la ville et la rue en fonction de sa clientèle, il ne faut pas hésiter à contacter un agent immobilier local. Définissez la surface en fonction de l’offre produit, du budget disponible et du mode de financement. Un emplacement n°1, générant un trafic optimal sans trop de communication, engendrera une valeur de droit au bail élevé (et donc la nécessité d’un emprunt) mais un loyer modéré. Avant de créer son commerce, il peut ainsi être intéressant de faire effectuer des études de trafic afin de valider le potentiel de chiffre d’affaires. En règle générale, il est conseillé de bannir les configurations de plus de 2 niveaux et les petites façades. Choisir sa première boutique à proximité de son lieu d’habitation est un plus.

2) La négociation et la signature du bail

Ces négociations s’engagent entre 4 intervenants, le cédant, l’agent immobilier, le propriétaire des murs, l’acheteur et visent à concilier les intérêts de chacun. Dans le cas d’une cession de fond de commerce, il suffit souvent d’en informer le propriétaire. En revanche, lors d’une cession de droit au bail, il est fréquent qu’il conditionne son accord à une réévaluation du loyer. Il est donc important de demander une copie du bail avant de formuler toute offre d’achat et de prévoir une condition suspensive d’accord du propriétaire sur la cession du bail, moyennant une augmentation de loyer plafonnée. En cas de travaux de gros oeuvre importants, il sera également nécessaire d’obtenir préalablement l’accord du propriétaire ou de la copropriété et l’obtention de permis (démolir, construire ou simple déclaration de travaux). Le droit au bail est inscrit au bilan en immobilisations et, en France, ne s’amortit pas. Le loyer impacte le compte de résultat. C’est donc un choix financier important qui dépend également du cash disponible et de la capacité d’endettement de la personne qui souhaite créer son commerce.

3) Les achats

Selon votre type d’activité, certains achats devront s’effectuer plusieurs mois à l’avance avant de pouvoir être proposé à la vente. C’est notamment le cas pour les commerces de mode. Si l’emplacement n’est pas identifié ou pas encore signé, dans le cas d’un multimarques, il conviendra de négocier avec les fournisseurs une possibilité d’annulation. L’assortiment produit peut également évoluer en fonction de l’environnement concurrentiel. « Less is more » : privilégiez un concept fort et ciblé, et des achats prudents la première saison.

4) La création du concept

Bien au-delà de la décoration, le concept doit refléter les valeurs de la marque ou la personnalité du commerçant tout en s’alignant sur les objectifs (budget, CA, stockage, environnement, produits). Il doit tenir compte également de l’équipe de vente, de l’évolution de l’offre, du service client, des éléments de signalétique, du packaging. Faire appel à des experts n’est pas un luxe. Trop souvent, les ajustements « après coup » engendrent des frais importants. Il doit aussi être déclinable : pour une marque par exemple, pensez affiliations, salons, corners. Avant de créer son commerce, toutes les options doivent être envisagées.

5) La planification

Avant-projet, choix des entreprises, appels d’offres, passage des marchés : comptez de 3 à 18 mois en fonction de la nature des travaux et des autorisations requises (en particulier si le local se trouve dans une copropriété difficile). On recommande souvent de limiter à 3 ou 4 le nombre d’entreprises intervenant sur un chantier. On pourra regrouper démolition, maçonnerie, carrelage et peintures en un seul lot. Choisissez des spécialistes pour le reste (électricité, menuiserie, climatisation). Les lots mineurs (type miroiterie, serrurerie, sonorisation…) doivent être répartis entre ces 4 entreprises qui se chargeront de gérer leurs sous-traitants. Pour les réglementations de protection aux tiers, s’allouer les services d’un bureau de contrôle peut éviter bien des oublis pouvant engager la responsabilité du dirigeant.

6) Le suivi de chantier

Poser une bâche sur la façade permet de communiquer sur l’ouverture prochaine du magasin. Restez vague sur la date, l’ouverture pouvant être décalée. Une présence quotidienne permet de gagner du temps sur l’avancée des travaux et de limiter les frictions entre les différents corps de métier.

créer son commerce-travaux

7) Le recrutement et la formation

Dans le cas où vous comptez vous entourer d’une équipe, recrutez le ou la responsable de magasin un bon mois avant l’ouverture. On pourra lui confier la gestion opérationnelle et le faire participer au recrutement des équipes. Pour bien évaluer les besoins en personnel, enquêtez sur les horaires du quartier, les heures de pointe, et ne laissez pas un vendeur seul au moment de la fermeture.

8) La gestion opérationnelle

Créer son commerce demande d’être présent sur tous les tableaux. Du choix du système informatique, jusqu’à l’achat des petites fournitures en passant par l’enlèvement des encombrants, les cartes bancaires selon la clientèle potentielle, la détaxe, la maintenance… une multitude de détails constituent la phase opérationnelle de l’ouverture. Cette phase n’est pas à négliger et doit commencer 3 mois avant la date prévue de l’ouverture.

Lire aussi : Comment bien choisir sa caisse enregistreuse ?

9) La réception des produits et le merchandising

J-5 avant l’ouverture ! Un travail minutieux qui prend beaucoup de temps. L’équipe de vente réceptionne les produits, procède à leur étiquetage et au rangement dans la réserve. Commencez par le choix des produits à mettre en vitrine et à retrouver sur les premiers muraux à l’entrée du magasin en fonction du stock. Le merchandising est un outil d’aide à la vente, pas simplement « pour faire joli ! » Les dernières heures sont consacrées aux finitions : affichage des prix en vitrine, habillage des mannequins, dernier réglage sur l’éclairage… (sur ce sujet, vous pouvez lire aussi : 10 conseils pour réaliser vos vitrines)

10) L’ouverture !

Elle se passe en 2 temps : Une « soft opening », puis, environ trois semaines plus tard, l’ouverture officielle précédée d’un plan de communication. En fonction du budget disponible, le plan de communication devra comporter un volet RP important, un plan média local, une campagne sur les réseaux sociaux, et une soirée d’ouverture.

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