Comment le web peut booster votre trafic en boutique ?

À l’heure où les magasins auraient moins la cote, tandis que les ventes sur internet explosent, la tentation est grande pour les indépendants d’ouvrir leur site e-commerce. Et si on utilisait aussi internet pour faire revenir les clients en boutique ?

boutique en ligne

C’est un fait établi depuis quelques temps, la fréquentation en magasin s’érode inexorablement, et les commerçants de centres-villes sont les premiers à en faire les frais. Et pourtant, les études positives et les déclarations d’experts vantant l’avenir du commerce physique n’ont jamais été aussi nombreuses. « Le centre-ville revient à la mode chez les consommateurs, notamment les plus jeunes, affirme par exemple Jean-Pierre Lehmann, Président de la Fédération Nationale des Vitrines de France. Il ne faut pas oublier que malgré le boom du e-commerce, l’immense majorité des achats se font encore en magasin physique. » Vrai. La dernière étude de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) montre que la part de la vente à distance n’est encore que de 10 %, autant dire qu’il reste encore de la place pour les commerçants physiques !

Le site e-commerce, pour quels commerçants ?

Si la part de marché du e-commerce reste encore marginale, les progressions de chiff re d’aff aires donnent pourtant le vertige. En 2019, les ventes en ligne ont bondit de 11,6 % selon la Fevad, une progression à deux chiffres continuelles depuis des années. De quoi susciter des vocations de e-commerçant, même si finalement, 90 % du marché est accaparé par moins les sites réalisant plus de un million de chiffre d’affaires en ligne. « Vendre en ligne, c’est avant tout une histoire de référencement, c’est pour cela que ce sont principalement les gros acteurs qui confisquent une large part du gâteau, même si cela n’empêche que les commerçants indépendants doivent nécessairement y penser », explique David Soustielle, consultant formateur chez Phimag, un logiciel dédié au marketing et à la gestion des commerces indépendants.

Le coût n’est pas non plus à négliger car au-delà de la mise en place de la solution en elle-même, il y a tous les à-côtés qui font vite grimper l’addition. « Un site e-commerce se déprécie rapidement, il faut toujours être à la pointe sur les évolutions, et s’en occuper de manière hebdomadaire. L’exemple type est lorsque tous les sites ont dû migrer vers le https, nombre de petits e-commerçants n’étaient même pas au courant de cette migration et n’ont plus été référencés par les moteurs de recherche », témoigne Benoit Solivellas, consultant en e-commerce. Reste que réussir à vendre en ligne est possible même pour les plus petits, à condition d’avoir sa marque de fabrique. Comme les boutiques La Canadienne spécialisées dans le cuir, vendre un produit bien particulier à l’image du Slip Français, ou encore proposer un concept original et/ou un service spécialisé. Pour autant difficile de se lancer dans la vente en ligne du jour au lendemain. « Le site e-commerce c’est l’étape ultime de la présence du commerçant sur internet, la plupart ne sont pas encore prêts à franchir le cap », confirme Jonathan Chelet, co-fondateur de petitscommerces.fr, un site qui met en avant les commerçants indépendants.

Quelles alternatives au e-commerce ?

La présence sur internet ne se limite pas au site e-commerce, de multiples autres actions peuvent, et surtout doivent être mises en place afin d’augmenter la visibilité de votre magasin sur le Web

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