Bons d’achats, drive, e-commerce, des solutions pour « survivre » !

A l’heure où le manque de trésorerie est la préoccupation majeure des chefs d’entreprises, plusieurs solutions permettent aujourd’hui de conserver un minimum de chiffre d’affaires. Et de préparer l’avenir dans de meilleures conditions.

bon d'achat commerce

« Le confinement n’est pas une fatalité ! ». Voilà comment l’on pourrait résumer le message porté aujourd’hui par ces entreprises qui développent des solutions afin de permettre aux commerçants de continuer à engranger un peu de chiffre d’affaires, malgré le contexte très défavorable. Et de prouver que les acteurs de l’économie de proximité, premier vivier d’emplois de notre pays, savent aussi se montrer innovants, et parfois même débrouillards, afin de continuer à apporter un service minimum à la population. Tour d’horizon de plusieurs initiatives mises en place un peu partout à travers le territoire.

Les bons d’achats ont le vent en poupe !

Continuer à vendre même en restant fermé, c’est possible ! Et ce grâce à un système de bons d’achats réutilisables après le confinement. Une alternative qui a le vent en poupe, comme en témoignent les nombreuses plateformes qui proposent aujourd’hui ce service : J’aime mon Bistrot, Pango, Beegift, Sauve ton commerce… Parmi ces initiatives, un site se démarque particulièrement, soutien-commercants-artisans.fr, développé par les dirigeants de Petits Commerces. « Nous avons lancé la plateforme il y a seulement 15 jours, et déjà plus de 1500 commerçants se sont inscrits, 2500 commandes ont été passées, pour un montant total dépassant les 150 000 euros ! Et c’est exponentiel, le nombre de commerces inscrits et de commandes passées par les clients explosent chaque jour », s’enthousiasme son co-fondateur, Jonathan Chelet. Avec à la clé de belles réussites, comme ce salon de coiffure qui est parvenu à récolter un peu plus de 1000 euros de bons d’achats !

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De quoi inciter les commerçants et artisans à s’inscrire sur ces plateformes, qui ne prennent aucune commission sur les ventes. « Nous sommes bien conscients que la situation est compliquée pour beaucoup de chefs d’entreprises, mais ils ne faut pas se laisser abattre, et continuer à mettre des actions en place, communiquer sur les réseaux sociaux aussi, c’est important de montrer à ses clients qu’ils pourront compter sur leurs commerces de proximité au moment de la reprise », explique Jonathan Chelet.

Le drive se démocratise dans les commerces de bouche

Si la situation est critique pour les commerçants qui ne peuvent pas travailler, elle l’est aussi pour ceux encore ouverts, avec une clientèle qui se fait assez rare. Et pour cause, dans le contexte actuel du confinement, une grande partie des consommateurs préfèrent encore faire l’ensemble de leurs achats en une seule fois, dans les grandes et moyennes surfaces… A moins qu’une autre alternative s’offre à eux, le tout en assurant une véritable « sécurité sanitaire ». C’est le cas justement du “drive commerce”, qui s’est démocratisé à une vitesse spectaculaire ces dernières semaines. Le concept est assez simple, le client passe commande chez son commerçant, le plus souvent via une application, avant de venir retirer ses achats déjà emballés, et sans passer par la file d’attente. « Nous avons enregistré un boom de demandes d’adhésion à notre solution depuis le 13 mars, confirme Steeve Broutin, cofondateur de Rapidle, solution de click & collect et de livraison pour les commerces de proximité. Les comportements vont changer et les commerçants l’ont bien compris. […] Nous avons enregistré une hausse de 2000 % des demandes d’adhésion par jour, passant de 2 régulières à 40 et ce chiffre risque d’augmenter ! C’est un énorme boom de la digitalisation des commerces de proximité. » Les commerces les plus demandeurs sont les pharmacies, mais également les boucheries et les boulangeries.

L’occasion pour les commerçants concernés de proposer ce nouveau service dans leur point de vente, qui aura d’ailleurs vocation à perdurer après le confinement, les clients sont demandeurs ! Outre Rapidle, une multitude de plateforme proposent aujourd’hui des solution de click & collect pour les commerces de proximité, telles que Monpetit-ecommerce, Veando, Ollca, Monpetitdrive, ainsi que de nombreuses associations de commerçants…

Le e-commerce se réinvente

Certains ont dû le remarquer, de nombreux prestataires proposent aujourd’hui de rejoindre leurs plateformes d’e-commerce, et rivalisent d’offres. Rakuten et Fnac-Darty offrent trois mois d’abonnement aux nouveaux vendeurs, Teekers devient gratuit pendant six mois… Certains commerçants, moins à l’aise avec l’utilisation des outils informatiques, s’en sont remis au « système D ». A l’image de Jérôme, primeur dans le Var, qui propose à ses clients la livraison à domicile sur un simple appel, SMS ou email. « En ce moment les journées sont très chargées, toute la journée je suis sur la route pour livrer mes clients, c’est épuisant mais ça fait aussi plaisir de se sentir soutenu ».

Lire aussi : Pourquoi les commerçants doivent rapidement se mettre au e-commerce ?

D’autres ont mis à profit cette période d’arrêt forcé pour mettre en place une véritable stratégie e-commerce à long terme, avec notamment la création d’un site web. « Nous avons de plus en plus de demandes de création de sites marchands ces derniers jours, confirme Olivier Benoît, consultant formateur chez Solutions Boutiques. Beaucoup de commerçants se posaient déjà la question depuis quelques temps de l’opportunité de créer un site e-commerce, et c’est normal étant donné la dynamique du secteur ces dernières années. Aujourd’hui c’est l’occasion de mettre en place cette nouvelle stratégie, d’autant plus qu’à l’image d’un commerce physique, la création d’un site web nécessite que l’on y consacre du temps ». Une autre manière de voir le confinement, et autant de témoignages qui montrent que les commerces de proximité n’ont pas – encore – dit leur dernier mot !

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