Rémunération ou dividendes : quel choix est le plus avantageux pour un gérant majoritaire de SARL à l’IS en 2026 ?
Faut-il se verser une rémunération régulière ou préférer la distribution de dividendes ? Cotisations sociales, impôt sur le revenu, abattements… Les paramètres à prendre en considération sont nombreux, et les conséquences financières parfois sous-estimées. Explications chiffrées.

Chaque année, la question se pose pour les chefs d’entreprise opérant en qualité de gérant majoritaire d’une SARL à l’IS, un statut très répandu dans les entreprises du commerce. Est-il plus intéressant de se verser une rémunération ou plutôt de privilégier les dividendes ?
Derrière cette question récurrente se cache une mécanique fiscale et sociale bien plus complexe qu’il n’y paraît, où le montant du capital social et le solde moyen du compte courant d’associé jouent un rôle important. Depuis 2013, les gérants majoritaires de SARL à l’IS voient en effet leurs dividendes soumis aux cotisations sociales TNS pour la part qui excède 10 % du capital social, primes d’émission incluses, et des sommes inscrites en compte courant d’associé. Concrètement, pour une société disposant d’un capital de 10 000 € et d’un compte courant d’associé de 5 000 €, seuls 1 500 € de dividendes échappent ainsi aux cotisations sociales TNS. Avec un capital porté à 50 000 € et un compte courant d’associé du même montant, le seuil atteint cette fois-ci 10 000 € ! Autrement dit, plus le capital, les éventuelles primes d’émission et/ou le compte courant d’associé sont élevés, plus la part de dividendes échappant aux cotisations sociales TNS augmente, ce qui peut avoir un impact significatif sur le choix entre rémunération et distribution de dividendes.
Depuis 2026, il faut également tenir compte de la nouvelle assiette sociale des travailleurs indépendants : la rémunération brute et la fraction des dividendes dépassant le seuil de 10 % sont réunies, puis un abattement forfaitaire de 26 % est appliqué, dans les limites prévues par la réglementation. Parallèlement, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 %, portant le PFU à 31,4 %. Pour le gérant majoritaire, les 18,6 % ne s’appliquent toutefois qu’à la fraction des dividendes qui n’est pas déjà intégrée à son assiette sociale de travailleur indépendant.
Lire aussi : Chef d’entreprise : Quel revenu se verser pour payer moins de charges sociales ?
Pour vous aider à y voir plus clair dans ce choix stratégique, la rédaction de lechommerces.fr a réalisé une série de tableaux comparatifs, qui détaillent l’impact réel de chaque option (rémunération, dividendes ou mix) sur vos impôts, vos cotisations sociales et vos revenus nets en 2026.
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