Déclarations fiscales 2026 : Quelles sont les dates limites de dépôt pour les entreprises ?

Liasse fiscale, impôt sur les société, CFE, TVA… Voici tout ce que vous devez savoir sur le calendrier à respecter pour les déclarations fiscales de votre entreprise en 2026.

date limite liasse fiscale 2023
.

En tant que chef d’entreprise, que vous exerciez à titre personnel ou sous la forme de société, vous êtes tenu de déclarer vos revenus, et autres obligations fiscales en fonction de votre activité (TVA, CFE…), en respectant le calendrier imposé par l’administration. Voici tout ce que vous devez savoir pour les déclarations fiscales de 2026.

Pour les entreprises soumises l’impôt sur le revenu (IR)

Si votre activité est commerciale, artisanale ou industrielle, vous êtes alors imposé selon le régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Deux cas de figure se distinguent :

  1. Pour le régime de la micro-entreprise : le chiffre d’affaires de l’année doit figurer sur la déclaration des revenus n°2042C-PRO, selon les dates de déclaration de l’impôt sur le revenu (toutes les infos en fin d’article).
  2. Pour le régime réel (normal ou simplifié) : vous devez souscrire une déclaration professionnelle de résultats et la transmettre en ligne (formulaire 2031-SD) au plus tard le mercredi 20 mai 2026.

Si votre activité est libérale ou relève des droits d’auteur, vous êtes dans ce cas imposé selon le régime des bénéfices non commerciaux (BNC). Dans ce cas de figure, vous êtes soumis au régime de la déclaration contrôlée avec le formulaire 2035-SD. Celui-ci doit être télétransmis à l’administration fiscale au plus tard le mercredi 20 mai 2026.

Enfin si vous êtes exploitant agricole, vous êtes imposé selon le régime des bénéfices agricoles (BA). Votre déclaration doit également être télétransmise le mercredi 20 mai 2026 au plus tard (formulaire 2143-SD pour le régime réel normal d’imposition).

Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS)

Si votre activité est soumise à l’impôt sur les sociétés, la date d’échéance de votre déclaration IS dépend de celle de clôture de votre exercice comptable. Ainsi, si votre exercice comptable se clôture au 31 décembre de l’année N, la déclaration de résultat doit être effectuée au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai de l’année N+1. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, la date limite est fixée au mercredi 20 mai 2026, compte tenu du délai supplémentaire de 15 jours calendaires accordé aux utilisateurs des téléprocédures.

En revanche, si votre exercice comptable se termine entre les mois de janvier et novembre de l’année N, la déclaration de résultat doit intervenir dans les 3 mois suivant la date de clôture. Par exemple, si votre entreprise clôture son exercice comptable au 30 juin 2026, la déclaration de résultat doit intervenir au plus tard le 30 septembre 2026.

Le paiement de l’IS se fait quant à lui via 4 acomptes qui sont fixés au 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre de chaque année. En 2026, le premier acompte est toutefois exigible le 16 mars, le 15 mars tombant un dimanche.

Important : Le relevé de solde d’impôt sur les sociétés doit quant à lui être déposé impérativement pour le vendredi 15 mai 2026. Cette date butoir vaut aussi pour la demande de remboursement d’un crédit d’impôt (2573-SD), la demande de report en arrière des déficits (2039-SD), ou encore pour le crédit d’impôt recherche (2069-A-SD).

A quelle date transmettre la liasse fiscale ?

La calendrier de dépôt de la liasse fiscale répond aux mêmes règles que celui de la déclaration de l’impôt sur les sociétés. Pour rappel, la liasse fiscale correspond à l’ensemble des documents comptables permettant à l’administration fiscale de calculer le montant du résultat imposable de l’entreprise. Elle se divise en général en deux parties : la déclaration de résultat et les tableaux annexes, permettant ainsi à l’administration fiscale de calculer le montant de l’impôt dû par votre entreprise pour chaque exercice social.

La présentation de la déclaration de résultat dans la liasse fiscale est différente selon votre régime d’imposition. Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), elle devra contenir la déclaration 2065, et fera apparaître le résultat soumis à l’IS. La date limite de dépôt est fixée au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai de l’année N+1. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, l’échéance théorique correspond au mardi 5 mai 2026, avec un délai supplémentaire de 15 jours calendaires accordé aux utilisateurs des téléprocédures, soit une date limite portée au mercredi 20 mai 2026.

Si votre entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu, vous devrez remplir, comme expliqué précédemment, la déclaration 2031 (pour les BIC) ou 2035 (pour les BNC), qui feront apparaître le résultat soumis au barème progressif de l’IR.

Quand faut-il déclarer la TVA ?

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), un calendrier fiscal est également fixé, distinguant deux cas de figure, en fonction du régime de TVA de l’entreprise :

  1. Si vous dépendez du régime simplifié d’imposition, la télédéclaration de régularisation de TVA n° 3517 CA 12 doit être produite pour le mardi 5 mai 2026.
  2. Si vous dépendez du régime normal d’imposition, la déclaration et le paiement de la TVA se font de manière mensuelle.

À noter que si le montant de TVA annuelle dont vous êtes redevable est inférieur ou égal à 4 000€, vous avez la possibilité de déclarer et payer votre TVA de façon trimestrielle.

CFE : A quelle date effectuer sa déclaration ?

Si votre activité est soumise au paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE), vous devez souscrire une déclaration n°1447C (millésime 2025 pas encore disponible) auprès de votre service des impôts aux entreprises (SIE), au plus tard le 31 décembre de l’année de création de votre entreprise. A noter qu’une fois cette déclaration effectuée, il n’est par la suite plus nécessaire de la renouveler chaque année. Le paiement de la CFE se fait quant à lui au plus tard le 15 décembre de chaque année. A noter que si celle-ci est supérieure à 3 000€, vous avez la possibilité de la régler en deux fois, grâce à deux acomptes versés le 15 juin et le 15 décembre.

Lire aussi : Etes-vous éligible à une exonération de la CFE ?

Quid de la CVAE ?

Toute entreprise ou personne exerçant, au 1er janvier de l’année une activité professionnelle imposable à la CFE et qui génère un chiffre d’affaires hors taxe supérieur à 500 000 € est redevable de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cette cotisation est due quel que soit votre statut juridique, l’activité ou le régime d’imposition. Le taux de la CVAE varie quant à lui selon le montant du chiffre d’affaires et du millésime d’imposition.

Important : Toutes les entreprises ou personnes exerçant une activité professionnelle non salariée et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 152 500€ ont l’obligation de souscrire une déclaration de valeur ajoutée et des effectifs salariés, même si elles ne sont pas, au final, redevables de la CVAE. Vous pouvez effectuer cette déclaration en utilisant le formulaire n°1330-CVAE.  

Les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 000 € doivent de leur côté déposer une déclaration de liquidation et de régularisation n°1329-DEF permettant de déterminer le montant à payer.

Taux d’imposition de la CVAE 2026 en fonction du chiffre d’affaires

CVAE 2025
.

Il est nécessaire de procéder à la déclaration au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai de l’année N+1. Pour le millésime 2025, cette échéance correspond au mardi 5 mai 2026, avec un délai supplémentaire accordé pour la télétransmission, portant la date limite au mercredi 20 mai 2026. Le paiement de la CVAE s’effectue quant à lui au moyen de deux acomptes versés les 15 juin et 15 septembre de l’année N+1. À noter que si le montant de votre CVAE est inférieur ou égal à 1 500 euros, la taxe est versée en une seule fois par télérèglement.

Quid des sociétés civiles immobilières ?

La date limite de souscription des déclarations 2071 et 2072 des sociétés civiles immobilières (SCI) est fixée au mardi 5 mai 2026. Toutefois, un délai supplémentaire de 15 jours est également accordé pour les déclarations effectuées en ligne, soit jusqu’au mercredi 20 mai 2026.

Calendrier fiscal des entreprises : Le ministère des finances a mis en place un calendrier fiscal détaillé pour les professionnels. Cliquez ici pour le consulter.

Impôt sur le revenu : Quelles sont les dates limites de déclaration pour 2025 ?

Pour vos déclarations fiscales en tant que particulier, la campagne de déclaration des revenus pour l’année 2026, portant sur les revenus perçus en 2025, débute le 9 avril. Les déclarations papier doivent être envoyées à l’administration fiscale au plus tard le mardi 19 mai 2026, le cachet de La Poste faisant foi. Pour les déclarations en ligne, la date limite de dépôt varie en fonction des départements :

  • Jeudi 21 mai 2026 à 23h59 : date limite de déclaration en ligne pour les départements de 1 à 19.
  • Jeudi 28 mai 2026 à 23h59 : date limite de déclaration en ligne pour les départements de 20 à 54.
  • Jeudi 4 juin 2026 à 23h59 : date limite de déclaration pour le reste des départements.

A noter que vous pouvez déjà faire une simulation de votre impôt 2026, dû sur les revenus de 2025, sur le calculateur des impôts.

Quelles sont les sanctions en cas de retard de paiement de vos impôts ?

Il est absolument impératif de respecter le calendrier de déclaration fixé par l’administration fiscale, auquel cas vous vous exposez à des sanctions pour défaut de déclaration d’impôt. Le cas échéant, votre impôt sera majoré de l’une des pénalités suivantes :

  • 10 % en l’absence de mise en demeure.
  • 20 % en cas de dépôt tardif de la déclaration dans les 30 jours suivant la mise en demeure.
  • 40 % lorsque la déclaration n’a pas été déposée dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure.

A noter que des intérêts de retard de 0,20 % de l’impôt dû (soit 2,40 % sur 1 an) vous seront également appliqués, et ce jusqu’au dernier jour du mois du dépôt de la déclaration de revenus.

Attention : Si l’administration découvre que vous exercez une activité occulte (travail non déclaré ou activité illicite), une majoration de 80 % vous sera appliquée, sans qu’il soit nécessaire de vous adresser une mise en demeure.

Lire aussi : Chef d’entreprise : Les points de vigilance de votre déclaration de revenus

Lire aussi :

Sponsorisés :

Restez informés de l’actu pour les commerçants et indépendants :

  Cet article vous a été offert !
Abonnez-vous et soutenez le média qui défend les commerçants indépendants.

Je m’abonne