Baromètre d’activité du commerce indépendant au 2e trimestre 2026

Le chiffre d’affaires des commerçants indépendants a reculé en moyenne de 3,20 % au 2e trimestre 2026. Une nouvelle baisse qui confirme les difficultés persistantes des professionnels, malgré une meilleure résistance de quelques secteurs et une baisse un peu moins marquée dans les territoires touristiques.

baromètre d'activité du commerce 2e trimestre 2026
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Les temps restent durs pour les commerçants. C’est en tout cas le constat que l’on peut faire aujourd’hui à la lecture du dernier baromètre d’activité réalisé en partenariat avec la Confédération des Commerçants de France (CDF) et l’ensemble des fédérations de commerçants associées*. Tous secteurs confondus, l’activité des commerçants indépendants enregistre ainsi un recul moyen de 3,20 % au deuxième trimestre 2026. Après une baisse de 3,10 % au cours des trois premiers mois de l’année, le repli s’est donc légèrement accentué entre avril et juin.

Les données détaillées de l’enquête montrent que les commerçants ont de nouveau subi les arbitrages de consommation des Français, qui ont réduit ou reporté une partie de leurs dépenses, dans un contexte économique toujours tendu. À cela s’est ajoutée la canicule du mois de juin, qui a limité les déplacements et pesé sur la fréquentation de nombreux établissements, particulièrement dans les rues commerçantes et sur les marchés. Les fortes chaleurs ont également fortement freiné le démarrage des soldes d’été, une période pourtant stratégique pour de nombreux professionnels, notamment dans la mode.

Découvrez ci-dessous les résultats détaillés du baromètre d’activité du commerce indépendant, secteur par secteur, mais aussi en fonction de la taille de l’entreprise, du type d’emplacement du commerce ainsi que de sa localisation géographique.

*Données issues de l’enquête trimestrielle menée auprès de 5 829 commerçants indépendants.

Tous les secteurs ne sont pas orientés à la baisse

Dans un contexte pourtant largement orienté à la baisse, plusieurs activités ont malgré tout réussi à maintenir, voire à développer leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre. Les commerces de culture, cadeaux et jouets affichent la meilleure performance, avec une progression de 1,80 %. Leur activité a notamment été soutenue par les achats réalisés à l’occasion des fêtes du printemps, le renouvellement des produits proposés en magasin et la complémentarité entre les points de vente physiques et le commerce en ligne. Dans la même lignée, les commerces de téléphonie, d’informatique et de jeux vidéo ont également progressé de 0,80 %.

Les activités touristiques et d’hébergement ont également bénéficié d’un environnement plus favorable. L’hôtellerie enregistre ainsi une hausse de 1,10 %, portée par les nombreux ponts du printemps, les courts séjours et le démarrage progressif de la saison estivale. Les professionnels du tourisme affichent pour leur part une progression de 0,40 %. Cette dynamique reste toutefois inégale selon les territoires et les types d’établissements, les zones les plus fréquentées ayant davantage profité du retour des visiteurs.

Du côté des métiers de bouche, les résultats restent légèrement négatifs pour l’ensemble de la filière, mais certaines activités sont parvenues à contenir la baisse. C’est notamment le cas des confiseries-chocolateries et des boucheries-charcuteries, qui enregistrent toutes deux un recul limité à 0,90 %, dans un trimestre difficile pour une grande partie du commerce indépendant.

Les secteurs du commerce qui ont le mieux résisté au 2e trimestre 2026

Secteur d’activitéÉvolution du chiffre d’affaires
Culture / Cadeaux / Jouets+ 1,80 %
Hôtellerie+ 1,10 %
Téléphonie / Informatique / Jeux vidéo+ 0,80 %
Pharmacie / Parapharmacie+ 0,50 %
Tourisme+ 0,40 %
Librairie– 0,80 %
Confiserie / Chocolaterie– 0,90 %
Boucherie / Charcuterie– 0,90 %
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La mode et la restauration enregistrent les plus fortes baisses

À l’inverse, plusieurs secteurs enregistrent un recul particulièrement marqué au deuxième trimestre. Les boutiques de mode indépendantes demeurent les plus durement touchées, avec une baisse moyenne de 6,50 % pour les commerces de prêt-à-porter, de lingerie, de chaussures, d’accessoires et de maroquinerie. Les consommateurs ont continué d’arbitrer leurs dépenses d’équipement de la personne, tandis que les fortes chaleurs de juin ont perturbé les habitudes d’achat et lourdement pénalisé le démarrage des soldes d’été.

Les cafés, bars et restaurants affichent également une baisse importante de 5 %. Malgré les ponts du printemps et le début de la saison touristique, la fréquentation est restée trop irrégulière pour soutenir l’activité. La restauration pâtit d’un double mouvement. Les clients viennent moins souvent et se montrent plus attentifs à leurs dépenses une fois sur place, ce qui pèse à la fois sur le nombre de couverts et sur le montant moyen des additions.

Le recul touche également les activités liées à l’esthétique et aux soins de la personne. Les établissements de tatouage et de piercing enregistrent une baisse de 3,50 %, les salons de coiffure de 3,40 % et les professionnels de l’esthétique et du bien-être de 3,20 %. Les commerces alimentaires résistent un peu mieux, mais restent eux aussi orientés à la baisse. Les fromageries, l’alimentation générale, les poissonneries et les boulangeries-pâtisseries affichent ainsi des reculs compris entre 1,60 % et 2,10 %.

Les secteurs du commerce en baisse au 2e trimestre 2026

Secteur d’activitéÉvolution du chiffre d’affaires
Mode : prêt-à-porter / Lingerie / Chaussures / Accessoires / Maroquinerie– 6,50 %
Cafés / Bars / Restaurants– 5,00 %
Arts de la table / Décoration / Droguerie– 4,80 %
Bijouterie / Bijoux fantaisie / Horlogerie– 4,60 %
Agences immobilières– 4,30 %
Antiquité / Brocante / Galerie d’art– 4,00 %
Fleuriste– 3,90 %
Tatouage / Piercing– 3,50 %
Coiffure– 3,40 %
Esthétique / Bien-être– 3,20 %
Snack / Pizzeria– 3,10 %
Cigarette électronique– 2,70 %
Buraliste / Presse / Tabac– 2,40 %
Caviste– 2,30 %
Boulangerie / Pâtisserie– 2,10 %
Poissonnerie-2,00 %
Opticien– 2,00 %
Alimentation générale– 1,70 %
Fromagerie– 1,60 %
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Les entreprises sans salarié accusent le recul le plus marqué

Comme lors des précédents baromètres, les plus petites structures restent les plus touchées par la réduction de l’activité. Le chiffre d’affaires recule ainsi de 4,20 % chez les commerçants sans salarié et de 3,50 % dans les entreprises comptant entre un et quatre salariés.

La baisse devient ensuite moins marquée à mesure que les effectifs augmentent. Elle atteint tout de même 2,90 % dans les entreprises de cinq à dix salariés, 2,30 % dans celles de dix à vingt salariés et 1,80 % au-delà de vingt salariés. Toutes les entreprises restent donc touchées par le recul de la fréquentation, quelle que soit leur taille.

Évolution du chiffre d’affaires selon l’effectif de l’entreprise au 2e trimestre 2026

Effectif de l’entrepriseÉvolution du chiffre d’affaires
Aucun salarié– 4,20 %
Entre 1 et 4 salariés– 3,50 %
Entre 5 et 10 salariés– 2,90 %
Entre 10 et 20 salariés– 2,30 %
Plus de 20 salariés– 1,80 %
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Les commerces non sédentaires et ceux de centre-ville ont davantage souffert

L’emplacement du commerce a également influencé l’évolution de l’activité. Les commerces non sédentaires enregistrent la baisse la plus marquée, avec un recul de 3,90 %. Les fortes chaleurs ont particulièrement pesé sur la fréquentation des marchés, des foires et des autres activités exercées en extérieur. Les commerces implantés dans les rues de centre-ville ont aussi été fortement touchés, avec une diminution moyenne de leur chiffre d’affaires de 3,70 %.

À l’inverse, les centres commerciaux de périphérie ont mieux résisté, avec une baisse tout de même chiffrée à 2,10 %, preuve que tous les commerçants ont malgré tout été impacté par la baisse de fréquentation. Leurs espaces couverts et climatisés ont néanmoins attiré davantage de visiteurs pendant les journées les plus chaudes. Le recul atteint 2,50 % dans les zones d’activité commerciale et les retail parks, contre 2,70 % dans les centres commerciaux et les galeries marchandes de centre-ville.

Évolution du chiffre d’affaires selon l’emplacement du commerce au 2e trimestre 2026

Emplacement du commerceÉvolution du chiffre d’affaires
Commerces non sédentaires : marchés, foires et salons-3,90 %
Commerces situés en centre-ville-3,70 %
Centres commerciaux et galeries marchandes de centre-ville-2,70 %
Zones d’activité commerciale ou retail parks-2,50 %
Centres commerciaux de périphérie-2,10 %
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Les régions touristiques limitent davantage la baisse

Dernier focus de ce baromètre l’echommerces/CDF, l’analyse des chiffres par région confirme que les écarts territoriaux restent très marqués au deuxième trimestre 2026. Si toutes les régions sont en baisse, l’Occitanie limite son recul à 1,70 %, devant la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, à 1,90 %, et la Nouvelle-Aquitaine, à 2,20 %. Ces territoires ont notamment bénéficié des ponts du printemps et du démarrage de la saison estivale.

À l’inverse, la baisse atteint 4,80 % dans le Grand Est, 4,40 % dans les Hauts-de-France et 4,30 % en Bourgogne-Franche-Comté. Le Centre-Val de Loire affiche également un recul marqué de 4 %. Entre ces deux extrêmes, les résultats restent négatifs dans toutes les autres régions.

Évolution du chiffre d’affaires par région au 2e trimestre 2026

RégionÉvolution du chiffre d’affaires
Auvergne-Rhône-Alpes-3,50 %
Bourgogne-Franche-Comté-4,30 %
Bretagne-2,60 %
Centre-Val de Loire-4,00 %
Grand Est-4,80 %
Hauts-de-France-4,40 %
Île-de-France-3,00 %
Normandie-3,50 %
Nouvelle-Aquitaine-2,20 %
Occitanie-1,70 %
Pays de la Loire-3,50 %
Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur-1,90 %
Corse-3,30 %
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L’analyse de la rédaction de l’echommerces

« Le deuxième trimestre 2026 n’a pas permis au commerce indépendant de retrouver davantage de dynamisme. Avec un chiffre d’affaires en recul de 3,20 %, après une baisse de 3,10 % au premier trimestre, l’activité continue au contraire de s’éroder. Quelques secteurs parviennent à progresser, mais ils restent trop peu nombreux pour infléchir la tendance générale.

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Le principal enseignement de ce baromètre réside surtout dans la concentration des difficultés. La mode et la restauration enregistrent les baisses les plus importantes, tandis que les entreprises sans salarié, les commerces non sédentaires et ceux implantés dans les rues de centre-ville apparaissent une nouvelle fois comme les plus fragilisés. La canicule du mois de juin a accentué le recul de la fréquentation, mais elle ne suffit pas à expliquer des difficultés qui trouvent d’abord leur origine dans la faiblesse persistante de la consommation.

Les régions touristiques ont mieux résisté grâce aux ponts du printemps et à un début de saison estivale plus favorable. Aucune n’est toutefois parvenue à échapper à la baisse. Le troisième trimestre sera donc déterminant pour les commerçants, qui devront compter sur la fréquentation touristique et la consommation estivale pour tenter de rattraper une partie du retard accumulé depuis le début de l’année. »