La France se dirige vers une récession économique sévère

Selon l’Insee, un confinement d’une période de deux mois coûterait 6 points de PIB sur un an ! L’économie française tourne actuellement à 65 % de ses capacités de production, et la consommation est réduite d’un tiers.

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Si le bilan sanitaire du Covid-19 s’alourdit de jour en jour, son impact sur l’activité économique se fait également de plus en plus ressentir. Et le risque d’une récession sévère guette la France. C’est en tout cas ce qu’anticipe l’INSEE, qui vient de publier une note de conjoncture qui laisse présager le pire en cas de prolongation des mesures de confinement. Ainsi en l’état actuel des chose, chaque mois de confinement de la population représente une perte de 3 points sur le PIB annuel ! Dès lors, dans le cas où le confinement devrait durer deux mois, la perte de PIB serait de 6 points, ajoute l’Insee, qui précise toutefois « qu’il n’est pas aisé » de faire une telle prévision. Tous les spécialistes de la question ne sont d’ailleurs pas aussi pessimistes. L’assureur-crédit Euler Hermes, anticipe une contraction du PIB de l’ordre de 3,1 % « seulement », en cas d’un confinement prolongé de deux mois. Olivier Passet, de l’institut Xerfi, table quant à lui sur une récession variant de 3 % à 4 % sur l’ensemble de la durée de la crise. Des prévisions amenées à être révisées.

La consommation en chute libre

L’autre effet du confinement, et il fallait bien sans douter, c’est une réduction sans précédent de la consommation des ménages. Toujours selon l’Insee, celle-ci s’inscrirait ainsi en baisse de 35 % par rapport à une période normale. Une moyenne qui masque cependant de très fortes disparités. « Certaines dépenses de consommations se sont réduites au minimum, entre – 100 % et – 90 % », explique l’Insee, à l’image de la restauration, l’hébergement de tourisme, la mode, le transport… tandis que « d’autres se maintiennent (électricité, eau), voire augmentent légèrement. » C’est le cas de l’alimentaire, des médicaments, des assurances ou encore des télécommunications.

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En conclusion de son compte rendu, et en raison de l’incertitude de la situation, l’Insee a décidé de suspendre la publication de sa prévision de croissance annuelle. L’évolution de la progression du PIB « est très étroitement liée au scénario de sortie de crise sanitaire », explique l’institut, ajoutant par ailleurs qu’« il n’est pas exclu que le retour à la normale ne soit pas immédiat ». Des prévisions en phase avec les craintes, pour ne pas dire les appels de détresse exprimés par les commerçants dans notre pétition pour la suppression des charges.

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