Baromètre d’activité des commerces de bouche au 1er trimestre 2026

Le chiffre d’affaires des commerces de bouche s’est légèrement contracté au 1er trimestre 2026, avec un recul moyen de 0,30 %. Une baisse limitée, nettement moins marquée que celle observée pour l’ensemble du commerce indépendant, malgré des écarts selon les métiers. Analyse du 1er trimestre 2026.

chiffre commerce alimentaire 1er trimestre 2026
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Les commerces de bouche résistent mieux que les autres. C’est en tout cas le constat que l’on peut faire aujourd’hui à la lecture du dernier baromètre d’activité réalisé en partenariat avec Toporder by myPOS, spécialiste de l’équipement informatique pour les commerçants du secteur alimentaire*.

Globalement, et tous secteurs confondus au sein des commerces de bouche, l’activité affiche ainsi un recul moyen de -0,30 % sur la période. Une baisse limitée, donc, qui confirme la meilleure tenue des activités alimentaires par rapport à l’ensemble du commerce indépendant, dont le chiffre d’affaires recule de -3,10 % au 1er trimestre 2026. Les résultats demeurent toutefois contrastés selon les métiers, certains secteurs parvenant encore à progresser, tandis que d’autres subissent une baisse plus nette de leur chiffre d’affaires.

Découvrez ci-dessous les résultats détaillés du baromètre d’activité des commerces de bouche, secteur par secteur, mais aussi en fonction de la taille de l’entreprise, du type d’emplacement du commerce, ainsi que de la localisation géographique.

*Données issues de l’enquête trimestrielle menée auprès de 1 234 commerçants indépendants des métiers de bouche.

Le secteur alimentaire, globalement plus résistant

Si l’activité des commerces de bouche reste légèrement orientée à la baisse au 1er trimestre 2026, certains métiers continuent néanmoins de mieux résister que d’autres. C’est notamment le cas des boucheries, charcuteries et traiteurs, qui enregistrent la meilleure performance de ce baromètre avec une hausse de 1,20 % sur le trimestre. Une progression qui confirme la bonne tenue de ces commerces dans un contexte pourtant moins favorable. La confiserie-chocolaterie affiche également une légère progression, avec une hausse de 0,40 %. Une performance positive, même si elle reste modérée, dans un environnement marqué par une consommation plus prudente et par des arbitrages de plus en plus stricts des ménages.

Plusieurs métiers restent quant à eux proches de l’équilibre. C’est notamment le cas de l’alimentation générale et des épiceries fines ou de proximité, qui limitent la baisse à 0,30 %. Même tendance pour les fromageries-crèmeries (-0,30 %) et les poissonneries (-0,40 %), qui résistent mieux que la moyenne du commerce indépendant.

À l’inverse, certains métiers affichent des reculs plus marqués. Les cavistes enregistrent la baisse la plus importante de ce baromètre (-0,80 %), pénalisés par des arbitrages plus stricts sur les achats plaisir. Les primeurs reculent également (-0,70 %), dans un contexte où les ménages restent attentifs aux prix des produits frais. Les boulangeries-pâtisseries affichent elles aussi un léger repli (-0,60 %), après plusieurs trimestres de meilleure résistance.

Évolution du chiffre d’affaires des commerces de bouche au 1er trimestre 2026

Secteur d’activitéÉvolution du chiffre d’affaires au 1er trimestre 2026
Alimentation générale / Épicerie fine ou de proximité-0,30 %
Boucherie / Charcuterie / Traiteur+1,20 %
Boulangerie / Pâtisserie-0,60 %
Caviste-0,80 %
Confiserie / Chocolaterie+0,40 %
Fromagerie / Crèmerie-0,30 %
Poissonnerie-0,40 %
Primeur-0,70 %
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Les petites structures restent les plus exposées

Comme observé déjà pour l’ensemble du commerce indépendant, plus la structure est petite, plus le choc est rude. Les commerces de bouche sans salarié accusent ainsi le repli le plus marqué, avec une baisse moyenne de 0,80 % de leur chiffre d’affaires au 1er trimestre 2026. Les entreprises de moins de cinq salariés suivent la même trajectoire, avec un recul de 0,40 %. Ces commerces, souvent très dépendants de leur clientèle locale, disposent de marges de manœuvre plus limitées pour absorber la hausse des coûts d’exploitation, notamment sur l’énergie, les matières premières, les emballages ou encore les frais de transport.

Les structures de taille intermédiaire résistent davantage. Les entreprises comptant entre cinq et dix salariés enregistrent une légère progression de 0,10 %, tandis que celles employant entre dix et vingt salariés affichent une hausse de 0,20 %. Les entreprises de plus de vingt salariés affichent elles aussi une légère progression de leur chiffre d’affaires (+0,10 %), confirmant que les structures les mieux organisées parviennent plus facilement à amortir le ralentissement de l’activité.

Évolution du chiffre d’affaires selon l’effectif de l’entreprise au 1er trimestre 2026

Effectif de l’entrepriseÉvolution du chiffre d’affaires au 1er trimestre 2026
Aucun salarié-0,80 %
Entreprises de moins de 5 salariés-0,40 %
Entreprises comptant entre 5 et 10 salariés+0,10 %
Entreprises comptant entre 10 et 20 salariés+0,20 %
Entreprises comptant plus de 20 salariés+0,10 %
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Les commerces en zones d’activité commerciale résistent le mieux

L’analyse de l’activité selon l’emplacement montre, une nouvelle fois, que la localisation joue un rôle important. Pour les commerces de bouche, les établissements situés en zones d’activité commerciale ou retail park affichent la meilleure performance du trimestre, avec une progression de 0,30 %. Une dynamique qui s’explique notamment par une meilleure accessibilité, des facilités de stationnement et des achats souvent plus pratiques pour les consommateurs.

Les commerces implantés dans les centres commerciaux de périphérie restent également légèrement orientés à la hausse (+0,10 %), tandis que les galeries marchandes de centre-ville limitent la baisse (-0,20 %), grâce à des flux de clientèle plus réguliers.

À l’inverse, les commerces de bouche installés en centre-ville restent davantage exposés à une fréquentation irrégulière, aux difficultés d’accès et de stationnement dans certains territoires, mais aussi à une consommation plus prudente. Ils enregistrent un recul de 0,60 %. Même constat difficile pour les commerces non sédentaires, présents sur les marchés, foires et salons, qui affichent la baisse la plus marquée selon l’emplacement (-0,80 %).

Évolution du chiffre d’affaires selon l’emplacement du commerce au 1er trimestre 2026

Emplacement du commerceÉvolution du chiffre d’affaires au 1er trimestre 2026
Commerces situés en centre-ville-0,60 %
Commerces situés dans les centres commerciaux / galeries marchandes de centre-ville-0,20 %
Commerces situés dans les centres commerciaux de périphérie+0,10 %
Commerces situés en zones d’activité commerciale ou retail park+0,30 %
Commerces non sédentaires (marchés, foires, salons)-0,80 %
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Des écarts régionaux toujours présents

Dernier focus de ce baromètre, l’analyse des chiffres par régions confirme que les écarts territoriaux restent présents au 1er trimestre 2026. Les régions littorales et à forte composante touristique affichent globalement une meilleure tenue de l’activité. La Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche ainsi la meilleure dynamique du trimestre (+0,40 %), devant l’Île-de-France (+0,20 %) et la Nouvelle-Aquitaine (+0,10 %). L’Occitanie reste très proche de l’équilibre (-0,10 %), tout comme la Normandie (-0,20 %), tandis que la Bretagne s’inscrit dans la moyenne nationale (-0,30 %).

En revanche, le constat est plus difficile pour plusieurs territoires du nord, du centre et de l’est du pays. Les Hauts-de-France enregistrent une baisse de 0,80 %, le Centre-Val de Loire de 0,70 %, la Bourgogne-Franche-Comté de 0,60 % et les Pays de la Loire de 0,50 %. La Corse affiche également un recul plus prononcé (-0,90 %), dans un début d’année traditionnellement moins porteur pour certaines activités dépendantes des flux touristiques.

Évolution du chiffre d’affaires par région au 1er trimestre 2026

RégionÉvolution du chiffre d’affaires au 1er trimestre 2026
Auvergne-Rhône-Alpes-0,40 %
Bourgogne-Franche-Comté-0,60 %
Bretagne-0,30 %
Centre-Val de Loire-0,70 %
Grand Est-0,40 %
Hauts-de-France-0,80 %
Île-de-France+0,20 %
Normandie-0,20 %
Nouvelle-Aquitaine+0,10 %
Occitanie-0,10 %
Pays de la Loire-0,50 %
Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur+0,40 %
Corse-0,90 %
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L’analyse de la rédaction de l’echommerces

« Après une année 2025 marquée par une légère progression de l’activité, les commerces de bouche ont vu leur chiffre d’affaires se contracter légèrement au 1er trimestre 2026, avec un recul moyen de -0,30 %. Une baisse limitée, surtout si on la compare à celle observée sur l’ensemble du commerce indépendant, dont l’activité recule de -3,10 % sur la même période. Dans un contexte de consommation plus contrainte, cette meilleure résistance s’explique notamment par le caractère essentiel d’une partie des achats alimentaires, par la fidélité de la clientèle locale et par l’attachement des consommateurs aux commerces de proximité.

Les écarts entre métiers demeurent néanmoins bien présents. Les boucheries, charcuteries et traiteurs affichent encore une progression, confirmant la bonne tenue de ces commerces dans un contexte pourtant moins favorable. La confiserie-chocolaterie résiste également, tandis que l’alimentation générale, les épiceries fines ou de proximité, les fromageries-crèmeries ou encore les poissonneries restent proches de l’équilibre. À l’inverse, les cavistes, les primeurs et les boulangeries-pâtisseries subissent davantage les arbitrages des ménages, dans un contexte de pouvoir d’achat contraint.

L’analyse structurelle confirme les tendances de fond observées dans l’ensemble du commerce indépendant : les structures les plus petites demeurent les plus fragiles, contrairement aux entreprises plus importantes, qui amortissent mieux le ralentissement. Côté emplacement, les commerces situés en zones d’activité commerciale ou retail park affichent la meilleure résistance, portés par leur accessibilité et la facilité de stationnement. À l’inverse, les commerces de centre-ville et les commerces non sédentaires restent davantage exposés à une fréquentation plus irrégulière.

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Rappelons que ces données consolidées sont des moyennes nationales. La réalité du terrain est souvent plus contrastée : au sein d’un même métier ou d’un même territoire, certains commerçants parviennent encore à stabiliser ou à développer leur activité quand d’autres voient leur chiffre d’affaires reculer plus nettement.

Reste désormais à voir si le deuxième trimestre permettra de confirmer cette meilleure résistance des commerces de bouche. La perspective d’un bon début de saison estivale pourrait soutenir certains territoires et redonner un peu d’air aux commerces situés dans les zones littorales et touristiques. Mais cette amélioration restera largement conditionnée à une accalmie sur le plan international, à une stabilisation des prix alimentaires, ainsi qu’à un regain de confiance des consommateurs, sans oublier la météo. Autant d’éléments qui demeurent, à ce stade, en suspens. »

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