Près d’un Français sur trois utilise l’IA pour faire ses achats
Recherche d’informations, comparaison des offres, choix d’un commerce… L’intelligence artificielle commence à modifier les réflexes d’achat des Français. Selon une étude de la Fevad et d’Odoxa, son usage progresse fortement, notamment chez les plus jeunes, mais pas seulement. Une tendance qui pourrait transformer durablement le commerce.

L’intelligence artificielle (IA) s’installe peu à peu dans les parcours d’achat des consommateurs. Selon une étude réalisée par Odoxa pour la Fédération de la vente à distance (Fevad), 31 % des cyberacheteurs français utilisent déjà l’IA générative lorsqu’ils effectuent des achats en ligne. Une évolution qui confirme que l’IA ne joue plus seulement un rôle d’outil de recherche généraliste. Elle devient aussi un assistant d’achat, capable d’aider les consommateurs à comparer des offres, à trier les informations et à préparer leurs décisions avant de passer commande.
L’IA s’installe dans les habitudes d’achat
Selon l’étude Fevad/Odoxa, 25 % de la population utilise aujourd’hui fréquemment l’intelligence artificielle. Cette proportion a fortement progressé en deux ans, portée par la démocratisation des outils d’IA générative (Gemini, Perplexity, ChatGPT…) et leur intégration dans les usages du quotidien. Une évolution rapide qui se retrouve désormais dans les comportements d’achat en ligne. Aujourd’hui, 31 % des cyberacheteurs déclarent utiliser l’IA lorsqu’ils achètent sur internet. Le phénomène est particulièrement visible chez les jeunes adultes, puisque cette pratique concerne 49 % des 15-24 ans et 46 % des 25-34 ans. Elle est également plus répandue chez les cadres, à 44 %, et chez les habitants d’Île-de-France, à 40 %.
Les produits techniques particulièrement concernés
Ce recours de plus en plus fréquent à l’IA ne concerne pas tous les achats de la même manière. Les produits techniques et l’électroménager représentent ainsi 29 % des recherches effectuées avec l’IA. C’est l’une des catégories où son intérêt est le plus évident, car l’achat implique souvent de comparer plusieurs modèles, de vérifier des caractéristiques, de lire des avis ou d’arbitrer entre différents niveaux de prix. Autant de critères sur lesquels l’IA peut apporter une vraie valeur ajoutée, en aidant l’acheteur à trier l’information et à mieux comparer les offres avant de passer commande.
« À l’inverse, l’IA générative est beaucoup moins utilisée pour la mode, l’habillement et les chaussures (21%), pourtant au sommet du classement général des achats de produits physiques », explique la Fevad dans son étude. Et pour cause, dans ces catégories de produits, le choix repose davantage sur des critères personnels, visuels ou émotionnels. La taille, la coupe, la matière, le style ou le rendu réel d’un article de mode restent difficiles à apprécier avec une simple recommandation automatisée. L’IA peut aider à filtrer une offre ou à suggérer des modèles, mais elle remplace plus difficilement l’essayage, le conseil ou le coup de cœur.
Une transformation que les commerçants doivent anticiper
Pour la Fevad, ces chiffres montrent surtout la vitesse à laquelle l’IA entre dans les usages d’achat. « En moins de trois ans, près d’un cyberacheteur sur trois utilise déjà l’IA pour ses achats, un niveau d’adoption inédit à ce stade de maturité technologique, souligne Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Pour la première fois, l’usage commercial n’arrive pas après la technologie : il accompagne son développement. »
Une véritable révolution technologique, d’autant que cette logique dépasse aujourd’hui le seul e-commerce. De plus en plus, les consommateurs utilisent maintenant l’IA pour choisir une boutique, trouver un artisan ou identifier un service de proximité. Comme pour les achats en ligne, ces recommandations dépendent de la qualité des informations disponibles sur le commerce. Une fiche à jour, des horaires fiables, des avis récents, une description claire de l’activité ou des produits proposés peuvent aider l’IA à mieux identifier l’établissement et à le faire ressortir dans ses réponses.
Lire aussi : Comment l’IA transforme la façon dont les clients choisissent un commerce
Pour les commerçants, l’enjeu est donc de comprendre dès maintenant comment l’IA peut peser sur les décisions d’achat. À mesure que son usage se démocratise, être correctement identifié, compris et recommandé par une IA va devenir aussi important que d’apparaître aujourd’hui dans les premiers résultats d’un moteur de recherche.
Restez informés de l’actu pour les commerçants et indépendants :
Cet article vous a été offert !
Abonnez-vous et soutenez le média qui défend les commerçants indépendants.
Je m’abonne



Le meilleur logiciel de caisse en 2026 pour les commerçants
Ne perdez pas votre budget formation 2026 !
