L’année 2022 débute mal pour les commerçants…

Entre le nombre de cas positif au Covid-19 qui augmente de jour en jour, et les restrictions qui ne seront levées progressivement qu’à partir du 3 février, les commerçants débutent l’année comme ils ont fini la précédente, dans le dur…

rue commerçante

Cela fait maintenant près de deux ans que les commerçants vivent au rythme de l’évolution de la situation sanitaire. Et une nouvelle fois, ils se retrouvent pour une grande partie d’entre eux en difficulté, suite à l’augmentation continue du nombre de cas positifs au Covid-19 ces dernières semaines. « Entre ceux qui sont contaminés, les cas contacts, et l’obligation du télétravail, les rues du centre-ville sont de plus en plus désertes, et forcément ça se ressent sur notre chiffre d’affaires », constate Emilie, gérante d’un bar/restaurant à Bordeaux.

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Même son de cloche de l’autre côté de la France, à Strasbourg, où Patricia, à la tête d’une boutique de prêt-à-porter femme, partage son inquiétude, alors même que les soldes viennent tout juste de débuter. « C’est très calme depuis quelques semaines. On espérait que les soldes puissent faire revenir les clientes mais on est encore loin du compte. Heureusement que l’on a notre site e-commerce, cela nous permet de faire quelques ventes qui font du bien au moral », partage-t-elle.

Les résultats de notre dernier sondage sur la question attestent de ce démarrage poussif des soldes. Plus de 85% des répondants constatent un manque d’activité lors de la première semaine de soldes, et près de 75% ne pensent pas que le contexte va s’améliorer prochainement. Une situation très problématique, alors même qu’une récente enquête menée par la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH), révèle que 58% des détaillants mode ont prévu de solder plus de 40% de leurs stocks à l’occasion de ces soldes d’hiver.

Bilan des soldes 2022
Bilan soldes hiver 2022

Les grandes enseignes aussi sont impactées

Si les indépendants font grise mine, ils en est de même pour les grandes enseignes, qui elles aussi accusent le coup en ce début d’année. « Dans les grands pôles de commerce, les grandes rues marchandes des grandes villes ou encore les gares, les baisses de trafic atteignent 20% à 30% par rapport à 2019 », a témoigné la semaine dernière au micro de FranceInfo, Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération du commerce spécialisé Procos. « Quand on a -30% de fréquentation, on a plutôt -15% ou -20% de chiffre d’affaires. C’est la réalité économique des points de vente ».   

Les commerçants réclament le retour des aides

Une baisse de fréquentation qui intervient alors que déjà début décembre, la quasi-totalité des commerçants déploraient une chute d’activité depuis la reprise de l’épidémie. Dans ce contexte économique compliqué, et sur lequel les commerçants n’ont pas la main, de plus en plus de voix s’élèvent aujourd’hui afin de réclamer un retour des dispositifs de soutien pour l’ensemble des secteurs d’activité. « On a l’impression d’être les oubliés du gouvernement. Bien sûr que c’est important d’aider des hôteliers et les restaurateurs au vu de la situation actuelle. Mais j’ai l’impression que nos dirigeants ne se rendent pas compte que ce sont aujourd’hui tous les commerçants qui sont impactés ! », martèle Stéphane, à la tête d’un salon de coiffure à Paris.

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Interrogé à ce propos la semaine dernière à l’occasion d’un déplacement au salon de mode du Who’s Next, le ministre en charge des PME, Jean Baptiste Lemoyne, n’a pas ouvert la porte à cette généralisation des aides. « On attend de voir comment la situation évolue », a-t-il lancé. Une façon polie de couper court à toute négociation. Plus que jamais, les indépendants vont donc devoir faire preuve de résilience pour surmonter ces prochains mois.

Cliquez ici pour signer la pétition en faveur d’un retour des dispositifs de soutien pour tous les commerçants.

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