Des élus et personnalités se mobilisent pour un « Noël sans Amazon »

Plusieurs personnalités, élus, associations ont lancé une pétition pour réclamer un « Noël sans Amazon ». Avec pour objectif d’inciter les Français à privilégier les commerces de proximité.

Noel sans amazon

Alors que le géant de la vente en ligne n’en finit plus d’enregistrer des hausses records de chiffre d’affaires (entre 112 et 121 milliards de dollars de CA prévus pour le seul quatrième trimestre 2020), plusieurs élus, associations, fédérations et personnalités diverses se mobilisent aujourd’hui à travers une pétition, afin de réclamer un « Noël sans Amazon ».

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Parmi les signataires, des élus tels que la Maire de Paris Anne Hidalgo, l’ancienne ministre de l’environnement Delphine Batho, le député de la Somme François Ruffin (La France insoumise), ou encore le militant écologiste José Bové. Mais aussi des Fédérations de commerçants (Confédération des commerçants de France, Syndicat de la librairie française…), des associations écologistes (Les Amis de la Terre, Greenpeace…), et des personnalités du monde de la culture, tels que Philippe Torreton ou Cyril Dion.

Privilégier les commerces de proximité

Les signataires de la pétition, qui pointent du doigt les conséquences économiques et environnementales du développement d’Amazon en France, appellent aujourd’hui les consommateurs à privilégier les commerces de proximité pour leurs achats de fin d’année. « Ce n’est pas qu’un appel à ne pas commander sur Amazon, c’est aussi une pétition positive au bénéfice des commerçants de proximité et d’un e-commerce plus durable », explique l’un des cosignataires.

Mais la pétition réclame également une législation plus forte à l’encontre du géant américain de la vente en ligne. « Des lois qui interdisent la construction de nouveaux entrepôts géants. Des lois qui mettent fin à la concurrence déloyale et à l’injustice fiscale entre les mastodontes du numérique et les commerces physiques et de proximité. Des lois qui mettent à égalité les géants des plateformes et les librairies et commerces du coin. Des lois qui punissent les brigands du numérique qui abusent de nos données personnelles, et qui leur imposent l’interopérabilité pour ne pas enfermer l’utilisateur dans leur monopole. Des lois qui protègent mieux ses employés. Des lois qui permettent enfin de taxer les profits immenses d’Amazon et dont le produit pourrait abonder un fonds exceptionnel pour le maintien des commerces de proximité. Des lois utiles à notre économie plutôt qu’à accroître encore davantage la fortune déjà délirante de Jeff Bezos (plus de 200 milliards de dollars soit le PIB de la Grèce), qui bondissait de 30 % durant les trois mois de la  première vague », exigent les signataires de la pétition.

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Face à ces critiques, Amazon France se défend en expliquant que ses investissements ont été à l’origine de la création directe de 9 300 emplois depuis dix ans. Ce à quoi les pétitionnaires répondent que « pour 1 emploi créé chez Amazon, c’est entre 2,2 et 4,6 emplois détruits sur nos territoires ».

Faut-il rouvrir les commerces dits « non essentiels » le 27 novembre ?

Si l’on ne peut que louer cette initiative visant à privilégier les achats de Noël auprès des commerces de proximité plutôt que chez les géants de la vente en ligne, encore faudrait-il que ces commerçants puissent accueillir de nouveau du public au sein de leur établissement ! Plus qu’une pétition, les commerçants ont aujourd’hui besoin d’une perspective de réouverture, car ce n’est pas le Click and Collect qui pourra combler les pertes de chiffre d’affaires du confinement.

Bruno Le Maire a dernièrement laissé entrevoir la possibilité d’une réouverture au 27 novembre, soit le jour du lancement du Black Friday, long week-end de promotions durant lequel de nombreux Français devraient effectuer leurs achats de Noël. Mais cette date est encore loin de faire l’unanimité, même chez les commerçants…

Faut-il, selon vous, autoriser la réouverture des commerces dits « non essentiels » le 27 novembre ?
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