Après les boulangers, des aides spécifiques pour les restaurateurs ?

Bruno Le Maire va recevoir jeudi à Bercy les représentants du secteur de la restauration, qui réclament eux-aussi des dispositifs de soutien pour leur profession, comme l’ont tout récemment obtenu les boulangers.

aide électricité restaurant
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Le sujet est au centre des préoccupations ces derniers jours. Alors que de plus en plus de professionnels du commerce reçoivent en ce moment même des factures d’énergie dont les montants dépassent parfois l’entendement, le gouvernement a dû monter plusieurs fois au créneau depuis le début de l’année pour tenter d’apaiser la situation. Dernière sortie en date, celle de Bruno Le Maire au micro de France Inter ce mercredi 4 janvier. Après avoir rappelé la mise en place prochaine d’un dispositif de soutien exceptionnel pour les boulangers, le ministre de l’Economie a annoncé qu’il recevra les représentants du secteur de la restauration jeudi 5 janvier, eux aussi très impactés par la hausse des prix de l’énergie.

Sans entrer dans les détails, le locataire de Bercy s’est contenté d’affirmer sur France Inter qu’ils n’obtiendraient cependant « pas la même chose (que les boulangers) ». « La situation est très différente (…) Les boulangers ont l’augmentation du prix du beurre, de la farine, de toutes les matières premières, de 20, 30, 40% et de l’électricité. Ce sont les seuls qui sont dans ce cas », à l’exception de quelques autres professions comme « les bouchers, qui sont aussi en vraie difficulté », a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter : « les restaurateurs, ce n’est pas la même situation. On va évidemment les recevoir comme on l’a fait chaque fois, mais chacun n’aura pas les mêmes dispositifs (…) Les aides seront ciblées désormais sur ceux qui en ont le plus besoin ».

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Le ministre de l’Economie s’est montré assez ferme à plusieurs reprises au cours de cette interview. « Nous ne rouvrirons pas un quoi qu’il en coûte pour toutes les professions de France et de Navarre, parce que ça ne serait pas la bonne solution », a-t-il ainsi martelé. Assurant enfin « qu’il n’y aura pas un mur de faillites ».

Les représentants de la restauration dans l’attente

Face à ces déclarations, les représentants du secteur de la restauration sont aujourd’hui dans l’incompréhension face à ce traitement différencié avec les boulangers. « Nous sommes aussi de gros consommateurs en électricité avec nos fours et nos chambres froides. Nous faisons également face à l’inflation des matières premières », pointe notamment Franck Trouet, porte-parole du syndicat des indépendants de l’hôtellerie-restauration, le GNI. « Nous sommes appelés par des professionnels angoissés qui sont au bord de la faillite », explique-t-il.

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Autant d’arguments qui seront mis en avant lors de la réunion ministérielle du jeudi 5 janvier. Reste à savoir si ces arguments seront suffisants pour convaincre le gouvernement d’adopter de nouvelles mesures d’urgence… Réponse en fin de semaine.

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