Quelles assurances souscrire pour son commerce ?

En tant que commerçant, vous êtes soumis à un ensemble de risques contre lesquels il est indispensables de se prémunir. Tour d’horizon des différents contrats existants et des obligations pour le commerçant.

Banque-libre-de-droit

La Responsabilité civile professionnelle de commerçant

Si elle n’est pas obligatoire en soi, l’assurance responsabilité civile professionnelle, appelée plus communément assurance RC pro, est très fortement recommandée. Et pour cause, en tant que commerçant, vous pouvez facilement engager votre responsabilité civile professionnelle, que ce soit pour des dommages causés à un client, un fournisseur, un tiers… Les exemples sont nombreux :

  • Chute d’un client ou de l’un de vos salariés à cause d’un sol encore humide.
  • Élément de votre commerce qui blesse l’un de vos clients ou fournisseurs.
  • Réaction allergique de l’un de vos clients due à un produit que vous commercialisez, notamment dans le cadre d’une activité de restauration.

Dans de telles situations, la victime demandera généralement à être indemnisée du préjudice qu’elle a subi, d’où la nécessité de souscrire à un contrat d’assurance RC pro. Dans ce cas, et en fonction du contrat souscrit, l’assurance prendra à sa charge une partie, voire l’intégralité de la réparation des dommages.

Assurance des locaux commerciaux

En plus d’une RC pro, il convient également de souscrire une assurance pour le local de votre commerce. Les risques sont là aussi nombreux : catastrophe naturelle, dégât des eaux, incendie, inondation, actes de vandalisme ou de vol…

Lire aussi : Comment choisir l’assurance de son local commercial ?

Soyez néanmoins vigilant quant aux clauses d’exclusions prévues par votre contrat. Tous les assureurs ne vous couvrent pas contre les mêmes risques en fonction du contrat que vous avez souscrit. D’où la nécessité de bien lire entre les lignes, et si besoin de se faire accompagner par un courtier en assurance.

Assurance contre la perte d’exploitation

C’est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois, en raison notamment des difficultés rencontrées par de nombreux commerçants, lorsqu’il s’est agit de faire valoir auprès de leur assureur la perte d’exploitation due à la fermeture administrative imposée par les pouvoirs publics pendant la période de confinement. Un événement exceptionnel qui rappelle une nouvelle fois l’importance que l’on doit accorder aux clauses inscrites dans son contrat et un sujet de réflexion également, quant à l’utilité de souscrire ou non à une assurance contre la perte d’exploitation.

Lire aussi : Perte d’exploitation : 76 000 commerçants peuvent réclamer un dédommagement !

Plus onéreuse qu’un contrat multirisque “classique”, elle permet néanmoins d’être couvert en cas d’une fermeture imposée suite à un incendie, dégâts des eaux… Si le risque se réalise, le commerçant reçoit ainsi une indemnité correspondant à une partie du chiffre d’affaires qu’il aurait perçu si son activité avait pu se poursuivre de façon normale, afin de pouvoir faire face au diverses charges dont il doit s’acquitter.

Quelles autres assurances souscrire pour un commerçant ?

En plus de ces 3 types de contrats, que les commerçants peuvent d’ailleurs regrouper chez un même assureur, au sein d’une assurance Multirisque, d’autres assurances peuvent ou même doivent impérativement être souscrites par les commerçants. En voici les principales :

  • Mutuelle d’entreprise : Si vous avez des salariés, vous êtes dans l’obligation de souscrire à une mutuelle santé.
  • Prévoyance santé : De même, selon les conventions collectives, les employeurs peuvent être obligés de proposer un contrat de prévoyance pour les non-cadres.
  • Véhicules professionnels : Pour ceux qui possèdent un ou plusieurs véhicules professionnels, souscrire à une assurance auto est obligatoire.
  • Assurance RC dirigeant commerçant : En cas de faute professionnelle, votre responsabilité civile en tant que dirigeant peut être engagée. En souscrivant à ce type de contrat, vous pouvez ainsi éviter d’engager vos fonds propres pour dédommager les victimes.
  • Assurance homme clé : L’homme clé est bien souvent le dirigeant ou un collaborateur indispensable au bon fonctionnement d’une société. Son incapacité à exercer son activité de manière temporaire ou définitive peut engendrer une baisse du chiffre d’affaires voire une cessation d’activité de l’entreprise. L’assurance homme clé vise à compenser cette perte d’exploitation.
  • Protection juridique : Très utile en cas de litige, la protection juridique vous offre la possibilité de représenter devant les tribunaux ou même à l’amiable. Vous pouvez aussi obtenir des conseils juridiques tout au long de votre activité.

Vous souhaitez mettre fin à un ou plusieurs contrats d’assurance ?

Que ce soit pour des raisons de fin d’activité ou une volonté de changer d’assureur, nous avons préparé à l’aide d’experts un courrier type à envoyer à votre assurance.

Abonnez-vous via notre offre solidaire pour les commerçants pour accéder à cette lettre (voir ci-dessous) et profitez dans le même temps de l’ensemble de nos enquêtes exclusives réservées à nos abonnés, notamment les possibilités pour les commerçants de négocier leur loyers à la baisse en raison du Covid-19.

Cet article est réservé aux abonnés.

Profitez en ce moment de notre offre solidaire :
1€/mois pendant 3 mois,
SANS ENGAGEMENT.
Je m’abonne
Déjà abonné ? Se connecter

Connexion

  Cet article vous a été offert !
Abonnez-vous et soutenez le média qui défend les commerçants indépendants.

Profitez en ce moment de notre offre solidaire :

1€/mois pendant 3 mois,
SANS ENGAGEMENT.
Je m’abonne