Les défaillances d’entreprises au plus bas dans le commerce

Selon le dernier baromètre de la société Altares, le nombre de défaillances d’entreprises a atteint son niveau le plus bas depuis 2007. Sauf pour les PME de plus de 50 salariés.

Malgré le contexte économique difficile, les entreprises françaises font preuve de résilience. En témoigne le dernier baromètre établi par la société Altares, qui montre que les défaillances d’entreprises ont chuté de 6,4 % sur un an, soit un niveau jamais atteint depuis 12 ans ! « Le nombre de défaillances d’entreprises bute chaque été sur le seuil des 10 000 procédures. Mais avec 10 500 jugements prononcés, ce 3e trimestre est le meilleur depuis celui de 2007 (10 300) », témoigne Thierry Millon, directeur des études chez Altares.

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Augmentation du nombre d’emplois menacés

Si les défaillances sont donc sensiblement en baisse en nombre, la taille moyenne des entreprises défaillantes augmente, faisant peser un risque plus important pour l’emploi ! « En dépit de près d’un millier de procédures en moins, ce sont 2 350 emplois de plus qui sont menacés par les défaillances d’entreprises, par rapport à l’été 2018 », note le rapport de la société Altares. Les entreprises de 50 salariés et plus apparaissent particulièrement fébriles, avec une augmentation des défaillances de plus de 30 % en seulement un an ! « L’activité a été plutôt bonne depuis la fin 2015 mais certaines entreprises ont utilisé leur argent pour gérer leur besoin en fonds de roulement et non pour solidifier leur croissance. Aujourd’hui, avec le ralentissement, elles se trouvent en difficultés financières », analyse Thierry Millon.

A l’inverse, la situation est « globalement stable » pour les entreprises de 20 à 46 salariés et même « franchement bonne », pour celles comprenant un effectif de 3 à 19 salariés (-14% de défaillances comparé au T3 de 2018). Même dynamique positive du côté des entreprises de moins de 3 salariés (-4%).

Les défaillances d’entreprises en région au 3ème trimestre 2019

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Le commerce résiste

Dans cet ensemble, le commerce, deuxième poste de défaillances (2 369), enregistre également de bonnes performances (-5,8%). La boucherie notamment respire (-23%) après plusieurs années dans le rouge, tout comme le secteur de l’ameublement (-11%) ou encore la restauration (-11%). En revanche, l’habillement (+3,6%) peine à confirmer les bons chiffres de l’été 2018, même s’il conserve un niveau de défaillances (230) nettement inférieur à celui des années 2014 à 2016 (330).

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De bonne augure pour le quatrième trimestre, qui selon Thierry Millon « porte les espoirs d’une consommation plus soutenue, notamment à destination des commerçants physiques dont la trésorerie demeure la préoccupation première des dirigeants ». Rendez-vous est donc pris dans deux mois pour faire le bilan.