La restauration et l’hôtellerie en grand danger !

17 % des entreprises des secteurs CHR se disent menacées de disparition, avec plusieurs milliers d’emplois à la clé. Des chiffres qui pourraient même être sous-estimés…

terrasses chauffées interdites

Nouveau coup dur pour les bars et restaurants ! Alors que depuis quelques jours déjà les restrictions concernant leurs horaires d’ouverture se multipliaient un peu partout en France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé ce mercredi 23 septembre la fermeture totale de tous les bars et restaurants pour 15 jours dans la métropole Aix-Marseille ainsi qu’en Guadeloupe, à compter du samedi 26 septembre. Mais ce n’est pas tout, dès lundi les bars auront l’obligation de fermer à 22H00 dans les zones d’alerte renforcées (Lyon, Nice, Bordeaux, Lille, Toulouse, Saint Etienne, Rennes, Paris y compris petite couronne, Rouen, Grenoble et Montpellier), tandis que les salles de sport et gymnases seront condamnés à baisser le rideau.

De nouvelles restrictions qui tombent au plus mal, alors qu’une enquête publiée tout récemment par le Groupement National des Indépendants (GNI), syndicat référence de la profession, montre la situation déjà catastrophique à laquelle font face une grande partie des entreprises de la restauration, du tourisme, mais également de l’évènementiel.

L’activité tourne au ralenti !

Le GNI rappelle que le secteur des CHR tourne plus qu’au ralenti. « Les restaurateurs travaillent à 50 % de leur activité, les hôtels connaissent un taux d’occupation de l’ordre de 20 %, les Traiteurs organisateurs réalisent péniblement 10 % de leur activité et les discothèques demeurent fermées ». Selon le syndicat professionnel, 48 % des entreprises envisageraient ainsi des suppressions d’emploi, à raison de 2,4 salariés par établissement. Surtout, 17 % des entreprises du secteur se disent menacées de disparation ! Une proportion qui risque de grimper compte tenu des nouvelles restrictions annoncées par le gouvernement…

L’Etat appelé au secours

Dans ce contexte, le GNI appelle l’Etat a venir davantage en aide aux commerçants, notamment en légiférant à propos de la question des loyers, restés à la charge des professionnels pendant les 3 mois de fermeture imposée. Une problématique qui va d’ailleurs de nouveau se poser dans les communes de la métropole d’Aix-Marseille. Une requête légitime, même si les indépendants ont aussi la possibilité de négocier directement avec leur bailleur sur cet aspect précis (Voir notre enquête dédiée : Comment négocier la réduction ou l’annulation du loyer ?).

Autre revendication présentée par le GNI, la nécessite de maintenir en l’état le dispositif de chômage partiel, alors qu’à partir du 1er novembre les conditions de prise en charge de l’allocation de chômage partiel vont évoluer, avec un reste à payer pour les entreprises des secteurs CHR de 15 %. Dans le même sens, le GNI demande également que les entreprises soient exemptées d’avoir à conclure un accord d’entreprise pour mettre en place l’activité partielle de longue durée. Enfin, le syndicat se positionne pour une reconduction du dispositif de crédit de charges sociales de 20 % sur les salaires versés par les entreprises de février à fin mai, ainsi que la transformation de toute ou partie des PGE en prêts participatifs afin de reconsolider la situation financière des entreprises.

Lire aussi : Jusqu’à 2 400 € de baisse de charges sociales pour les indépendants

Un ensemble de propositions fortes, mais indispensables au vu de la situation dans laquelle se trouvent nombre de commerçants actuellement. Pour que la seconde vague ne soit pas synonyme de faillites en cascade !

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