Février sans supermarché : une initiative pour soutenir le commerce indépendant

Le site écolo helvète En Vert et Contre Tout donne le coup d’envoi de la troisième édition du « Février sans supermarché » en Suisse, en Belgique et en France. Un défi lancé aux consommateurs pour acheter chez les commerçants de quartier et producteurs locaux.

Après novembre sans tabac, janvier sans alcool, le site écolo suisse En Vert et Contre Tout lance un tout autre défi : « Février sans supermarché » ! Une initiative lancée en 2017, et qui a réuni plus de 20 000 personnes pour la seconde édition, l’année précédente. « Le but du défi ? Encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel. Mais c’est également l’opportunité de faire savoir aux grandes surfaces que nous ne sommes pas d’accord avec le sur-emballage, le kilomètre alimentaire qui explose les scores ou les politiques de prix qui écrasent les petits producteurs », explique Leïla Rölli, fondatrice d’En Vert et Contre Tout.

février sans supermarché

Un mois sans supermarché : l’occasion de prendre de nouvelles habitudes

Le défi « Février sans supermarché » se revendique davantage comme un moyen de réfléchir à sa consommation, que comme un simple boycott des grandes enseignes. L’alimentaire n’est pas le seul poste de dépense visé : produits d’entretien, cosmétique, hygiène… tout est concerné. Pour autant, de nombreuses expériences effectuées par des citoyens et journalistes et un peu partout en Europe montrent que le défi est à la portée de tous, et qui plus est, source d’économie !

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Leïla Rölli affirme ainsi avoir réalisé des économies en relevant ce défi. Et de prendre pour exemple le gain financier réalisé sur les produits d’entretien. « La lessive coûte presque 8 euros, une lessive maison confectionnée avec du savon de Marseille, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude revient à 1 euro », explique-t-elle au magazine Up Le Mag.

Les commerçants de quartier mis en avant !

Au-delà de l’aspect individuel de la démarche, le « Février sans supermarché » est également l’occasion de mettre sur le devant de la scène les commerçants de quartier et producteurs locaux. Pour ce faire, les réseaux sociaux jouent une place prépondérante, puisque c’est à travers les différents groupes et événements régionaux sur Facebook que s’échangent les bons plans. On compte ainsi à l’heure d’aujourd’hui 15 groupes Facebook en France liés à ce défi, 12 en Suisse et 6 en Belgique (consultez la liste en suivant ce lien).

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Une opportunité de communication pour les commerçants, qui peuvent ainsi demander à rejoindre les groupes de leur région afin d’y présenter leur commerce, son histoire, son concept…. Pour une fois qu’une initiative citoyenne met le commerçant indépendant au centre de sa démarche, autant faire partie de l’aventure !