Employeurs : vous pouvez réaliser gratuitement votre DUERP en ligne
Obligatoire dès l’embauche du premier salarié, le Document unique d’évaluation des risques professionnels doit recenser les risques présents dans l’entreprise. Pour aider les employeurs à remplir cette obligation, l’Assurance Maladie et l’INRS proposent des outils gratuits adaptés à de nombreux métiers.

Chutes, manutention de charges, utilisation de machines ou de produits chimiques, risques psychosociaux, agressions… Même dans une petite entreprise, les salariés peuvent être exposés à différents risques professionnels. L’employeur a l’obligation de les identifier, de les évaluer et de retranscrire les résultats de cette évaluation dans un Document unique d’évaluation des risques professionnels, plus couramment appelé DUERP.
Une obligation pour les employeurs depuis 2001. Malgré cela, aucun modèle unique n’est imposé et le document doit être adapté aux risques réellement rencontrés dans chaque établissement. Pour faciliter cette démarche, l’Assurance Maladie et l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) mettent aujourd’hui gratuitement à disposition des employeurs plusieurs outils en ligne permettant de construire leur DUERP étape par étape.
Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié
Pour rappel, le DUERP concerne toutes les entreprises employant au moins un salarié, quelle que soit leur taille ou leur activité. Il doit recenser les risques auxquels les salariés peuvent être exposés et permettre à l’employeur de déterminer les actions de prévention à mettre en place. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, la liste de ces actions de prévention et de protection doit également être consignée dans le document.
Le DUERP doit aussi évoluer avec l’entreprise. Dans les structures d’au moins 11 salariés, sa mise à jour doit être effectuée au minimum une fois par an. Quel que soit l’effectif, il doit également être actualisé lorsqu’un aménagement important modifie les conditions de travail ou lorsqu’une nouvelle information susceptible de modifier l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur. Ses différentes versions doivent par ailleurs être conservées pendant 40 ans et rester accessibles notamment aux salariés, anciens salariés, représentants du personnel, services de prévention et inspection du travail.
Un questionnaire en ligne pour réaliser son document
Pour simplifier cette démarche, l’Assurance Maladie et l’INRS proposent à présent des outils d’évaluation adaptés à différents secteurs professionnels. L’employeur répond à un questionnaire construit à partir des principales situations de travail et des risques généralement rencontrés dans son activité. Il peut ensuite compléter cette évaluation en fonction des particularités de son entreprise.
À l’issue de la démarche, l’outil permet d’éditer un DUERP adapté à l’entreprise mais également un plan d’actions de prévention. L’utilisation est gratuite et il est possible de créer un compte afin de sauvegarder son travail et de reprendre l’évaluation ultérieurement. Pour les commerçants et artisans, des outils spécifiques existent notamment pour le commerce de détail non alimentaire, les commerces alimentaires de proximité, les boulangeries-pâtisseries, les boucheries-charcuteries, la coiffure, la restauration ou encore de nombreux métiers de services.
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Des sanctions renforcées depuis juin 2026
Ne pas établir ou ne pas mettre à jour son DUERP expose déjà l’employeur à une sanction pénale. L’amende correspondant à une contravention de cinquième classe peut atteindre 1 500 euros lorsque l’employeur est une personne physique et 7 500 euros lorsqu’il s’agit d’une personne morale. Ces montants peuvent être doublés en cas de récidive.
Depuis le 27 juin 2026, l’arsenal de sanctions a également été renforcé. En cas d’absence de DUERP et lorsqu’aucune poursuite pénale n’est engagée, l’inspection du travail peut désormais adresser un avertissement à l’employeur ou prononcer une amende administrative pouvant atteindre 4 000 euros par travailleur concerné. En cas de récidive dans un délai de deux ans, ce plafond peut être porté à 8 000 euros. Une raison supplémentaire pour les entreprises qui n’ont pas encore réalisé leur document de régulariser leur situation.
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