Emploi : les candidats se bousculent à nouveau

Le marché de l’emploi se décante. Au premier semestre 2026, les offres ont reculé de 9 %, tandis que le nombre de candidatures par annonce a progressé de 18 %. Une évolution qui redessine le rapport de force entre les entreprises et les candidats, avec des dynamiques encore très différentes selon les secteurs.

recrutement employeurs
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Après plusieurs années de pénurie de candidats, le marché de l’emploi évolue progressivement. C’est en tout cas ce qui ressort du dernier baromètre Hellowork, l’une des principales plateformes françaises de recrutement, qui a analysé 4,6 millions d’offres diffusées au premier semestre 2026. Sur cette période, le nombre d’annonces a reculé de 9 % par rapport au second semestre 2025, tandis que le nombre de candidatures par offre a progressé de 18 %.

Ce mouvement reste toutefois très inégal selon les métiers. Certains secteurs continuent de manquer de profils, quand d’autres voient la concurrence s’intensifier fortement entre candidats. La vente et la distribution figurent notamment parmi les activités où cette évolution est la plus marquée, avec des conséquences directes pour les entreprises qui recrutent.

Les recrutements ralentissent, surtout en CDI

Premier grand enseignement de cette étude, les entreprises réduisent surtout leurs recrutements les plus durables. Au premier semestre 2026, les offres en CDI ont ainsi reculé de 13 %, contre 7 % pour l’alternance, 6 % pour l’intérim et 4 % pour les CDD. Une tendance qui témoigne de la prudence persistante des employeurs, encore confrontés à un contexte économique et politique incertain.

Les écarts sont également importants selon les secteurs. Les offres diminuent de 30 % dans la restauration, le tourisme et l’hôtellerie, de 19 % dans les bureaux d’études et la recherche-développement, et de 15 % pour les fonctions commerciales. À l’inverse, la santé et le social sont les seuls domaines à progresser, avec une hausse de 3 %.

Le ralentissement s’observe également sur l’ensemble du territoire, même si son ampleur varie sensiblement d’une région à l’autre. L’Île-de-France apparaît comme la plus touchée, avec un recul de 12 % des offres, tandis que la baisse atteint 8 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Certaines régions résistent toutefois mieux que la moyenne nationale, notamment la Bretagne avec un repli de 5 %, la Bourgogne-Franche-Comté de 6 % et les Pays de la Loire de 7 %.

évolution semestrielle des offres en région
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La concurrence s’intensifie entre les candidats

Dans le même temps, le recul des offres ne s’accompagne pas d’une baisse du nombre de postulants, bien au contraire. En un an, le nombre de candidatures reçues pour chaque annonce a progressé de 18 %. Près de neuf familles de métiers sur dix sont concernées par cette hausse, qui s’explique à la fois par la diminution des opportunités disponibles et par un nombre croissant de personnes en recherche active ou à l’écoute du marché.

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Cette évolution est particulièrement marquée dans les métiers proches du commerce. Les candidatures par offre bondissent de 57 % dans la distribution et de 56 % dans la vente. La hausse atteint également 28 % dans la catégorie regroupant le commerce et la comptabilité. Après plusieurs années durant lesquelles de nombreuses entreprises peinaient à attirer des candidats, le marché devient donc progressivement plus concurrentiel pour les postulants et offre davantage de choix aux recruteurs. Une évolution qui pourrait offrir aux commerçants une fenêtre plus favorable pour recruter ou renforcer leurs équipes

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