Concept stores : un concept à suivre ?

Avec des consommateurs refroidis par la crise, des habitudes d’achats qui évoluent, des réseaux toujours plus puissants, la concurrence d’internet… les indépendants sont bousculés. Dans ce contexte, le succès des concepts stores peut apparaître comme une alternative, voire une opportunité.

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Chez Jane de Boy, pas de vitrines sur rue, mais un appartement cossu de 200 m2 avec salon de thé et bar à eaux, un lieu dédié au shopping d’initiées.

Combien sont-ils ? De quelle taille ? Leur chiffre d’affaires est-il à la hausse ou à la baisse ? S’agissant des concept stores, difficile de répondre à ces questions ! Il n’existe pas d’annuaire, d’association professionnelle… Les seules listes publiées sont les sélections des magazines de mode. Une chose est sûre : plus de vingt ans après leur apparition en France, les concept stores restent assez peu nombreux, même s’ils apparaissent de plus en plus à la mode depuis ces dernières années. Avec de belles réussites, à l’image des incontournables Colette, Merci! et L’Éclaireur, le tiercé parisien préféré des médias. Surtout, ces boutiques semblent être de plus en plus en adéquation avec les attentes des consommateurs. D’une part, le développement des réseaux à tous les niveaux de gamme conduit à une uniformisation de l’offre. Du coup, « la clientèle en a un peu marre et souhaiterait des boutiques originales, avec des produits qu’on ne trouve pas partout », constate Lorna Moquet, cofondatrice de Sept cinq, à Paris. Or, quoi de plus différenciant qu’un concept store ? « Les gens viennent chez nous comme dans un cabinet de curiosité, c’est une découverte constamment renouvelée », raconte Georges Simon, directeur de Jane de Boy, au Cap Ferret. D’autre part, le mode de consommation a évolué. « Les clients ne se répartissent plus par âge, par CSP. Aujourd’hui, ils se regroupent par famille, avec les streets, les bobos… Les concept stores sont personnalisés pour ces tribus », explique Béatrice Querette, directrice de l’agence Merchanfeeling.

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