Pas de réouverture des bars et restaurants avant le 15 janvier ?

Selon Le Point, la réouverture des bars et restaurants ne devrait pas intervenir avant le 15 janvier, voire même le 1er février 2021 !

réouverture restaurants

L’horizon s’assombrit encore pour les bars, cafés et restaurants. D’après une information du Point en date de ce lundi 16 novembre, « restaurants, bistrots, brasseries, bars et cafés ne devraient pas rouvrir à l’occasion des fêtes de fin d’année ». Le magazine d’information français avance même la date du 15 janvier, voire du 1er février 2021, en se basant sur une source proche du dossier en contact direct avec Bercy. Une information qui n’a pour le moment pas été confirmée, ni même infirmée d’ailleurs, mais qui semble assez plausible au vu du contexte actuel. Rappelons que le Premier Ministre a expliqué le 12 novembre dernier que ces établissements constituaient, selon ses dires, des lieux de « contamination fortes ».

Plus de 4 mois de fermeture en 2020 !

Si cette information venait à se confirmer, cela reviendrait donc à imposer une durée de fermeture à minima aussi longue que lors de la première période de confinement, qui s’était étalée du 14 mars au 2 juin. Soit plus de 4 mois de fermeture depuis le mois de mars, sans compter les couvre feux locaux imposés au mois d’octobre.

Lire aussi : La perte d’exploitation est toujours assurable !

Dans ce contexte électrique, l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie (Umih), principal syndicat des métiers de l’hôtellerie et de la restauration, a annoncé qu’un recours allait être déposé devant le Conseil d’Etat, afin de contester la décision du gouvernement de fermer les bars, cafés et restaurants. Et ce d’autant que les établissements de restauration collective sont quant à eux toujours autorisés à poursuivre leur activité. « La fermeture administrative de nos restaurants et bars s’appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements de type N que dans la restauration collective », défend l’Umih.

2 établissements sur 3 pourraient disparaître

Cette mobilisation de la profession est indispensable, alors qu’une récente enquête conduite par le GNC, le GNI, l’UMIH et le SNRTC, vient de montrer que la crise du Covid-19 pourrait entrainer la fermeture de 2 établissements sur 3 dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Et pour cause, malgré les nouvelles annulations massives de cotisations sociales, le maintien du chômage partiel, ou encore l’augmentation du plafond du fonds de solidarité, les charges fixes des chefs d’entreprises restent élevées, et notamment en raison du loyer, qui reste dû pendant cette période de confinement.

La justice encourage la négociation entre bailleurs et commerçants !

Dans ce contexte, les cafetiers et restaurateurs, mais plus généralement l’ensemble des commerçants, ne doivent pas hésiter à entrer en négociation avec leur bailleur pour trouver une solution sur le règlement des loyers. D’autant que les récentes décisions de justice vont aujourd’hui dans le sens des commerçants ! Un juge des référés vient de refuser de condamner un locataire au paiement des loyers commerciaux. Justifiant cette décision du fait que le locataire (un gérant d’une parapharmacie), avait tenté de trouver une solution à l’amiable avec son bailleur, et qu’au vu du refus de négocier du propriétaire, le paiement des loyers commerciaux n’était pas exigible. Une décision qui fait date, et montre que les possibilités de négocier sont nombreuses, surtout si l’on active les bons leviers de négociation. C’est un fait, à situation exceptionnelle, les commerçants vont aussi devoir user de techniques exceptionnelles pour sauver leur entreprise !

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