Les absences au travail ont significativement augmenté

Les absences au travail sont en hausse de 8% sur un an ! L’étude met en lumière une forte augmentation des longs arrêts chez les moins de 40 ans. Le commerce se situe légèrement en dessous de la moyenne nationale.

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Les absences au travail ont fortement augmenté l’année dernière.

Selon le 11ème baromètre de l’absentéisme établit par le groupe de conseil Ayming, les absences au travail ont significativement augmenté en 2018. Le taux d’absentéisme au travail a ainsi atteint 5,10%, en hausse de 8% par rapport à 2017 ! Concrètement, l’absentéisme se chiffre à 18,6 jours en moyenne par an et par salarié (contre 17,2 jours en 2017). Une tendance à la hausse qui s’explique notamment par le nombre croissant d’absences de longue durée (plus de 90 jours), qui bondissent de 10%.

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Les moins de 40 ans de plus en plus touchés

Si les plus âgées sont en moyenne plus absents que les plus jeunes (voir graphique ci-dessous), l’étude montre que le taux d’absentéisme est en forte hausse chez les moins de 40 ans, et notamment les absences de longue durée (+23%). « Les entreprises constatent que le nombre de salariés de 40 ans et moins qui présentent des restrictions médicales, voire des inaptitudes, est plus important que celui de leurs aînés au même âge », indique l’étude.

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L’absentéisme au travail est en hausse chez les moins de 40 ans.

Le baromètre du cabinet Ayming montre par ailleurs que les femmes sont plus absentes que les hommes (5,73%, contre 3,83%). Une différence qui s’explique par les arrêts maladies liées aux grossesses, mais aussi du fait qu’elles sont plus souvent salariées sous des statuts précaires et titulaires de postes générateurs de troubles musculo-squelettiques.

Le commerce en dessous de la moyenne nationale

Si tous les secteurs d’activités sont impactés par la hausse de l’absentéisme au travail, certains le sont plus que d’autres, à l’image de celui de la santé ou encore des services. Le commerce se situe quant à lui légèrement en dessous de la moyenne nationale (5,06%, contre 5,10%).

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En conclusion, l’étude explique que cette hausse de l’absentéisme s’explique notamment par la mauvaise santé du salarié, mais également par « la maladie professionnelle, les conditions de travail difficiles et l’épuisement professionnel ». Face à ce phénomène, les entreprises ont semble-t-il du mal à apporter des réponses appropriées. 44 % des répondants à l’enquête expliquent ainsi qu’aucune action (adaptation du poste, phase de réintégration, entretien…) n’est mise en place lors de la réintégration du salarié absent. Ils sont également de plus en plus nombreux à témoigner du « manque de reconnaissance, l’absence de développement professionnel et le manque d’éthique de leur entreprise ».

Des témoignages qui expliquent en partie que le secteur du commerce soit moins impacté. En effet, les vendeurs en magasins étant par définition davantage en contact avec le public, ils ont tendance à avoir plus de liens sociaux que d’autres employés. Et, nous n’avons pas de statistiques, mais si l’on prend en compte ces facteurs, le taux d’absence devrait être encore moindre chez les commerçants indépendants. Partagez-vous cette impression ? N’hésitez pas à apporter votre témoignage en commentaire.